C'était la fin des vacances, lundi. Je suis toujours très contente au début des vacances, d'avoir un peu de souplesse dans le rythme infernal imposé par les allers et venus à l'école, sans parler des devoirs du grand. Une petite heure de sommeil de plus le matin, moins de contraintes d'horaires : on respire ! Mais je dois avouer que je suis, secrètement, également contente quand les garçons reprennent le chemin de l'école. J'ai alors la maison pour moi toute seule en journée et j'organise ma journée de travail selon mes besoins professionnels et mes envies, et non pas en fonction des besoins en envies de mes loulous ! Bon, le prix à payer c'est de se lever à 6h30 le matin et de devoir surveiller les devoirs et d'être obligée de se replonger dans les maths ...
Enfin, envie ou pas, lundi c'était reparti. Mes deux garçons ont abordé cette fatalité chacun selon son caractère. Le petit trépignait d'impatience, 'trop' content de retrouver ses camarades. Le grand, par contre, nous a refait le même scénario que début janvier. Tête d'enterrement le dimanche soir, refus de se lever le lundi matin, claquage de porte, s'habiller en disant 'j'y vais pas' etc. Il n'arrive pas à nous expliquer pourquoi, j'ai l'impression que c'est une question de gros stress et de grosses angoisses. Dur, dur. Puis, comme début janvier, il est rentré tout content. Content d'avoir retrouvé les copains, content de sa journée. 'Maman, si j'aurais su (sic) qu'on apprendrait une chanson en grec, j'aurai fait moitié moins de problèmes ce matin.' Car le prof de musique, celui même dont il a eu tellement peur en début d'année, leur a appris une chanson en grec moderne, avec le texte écrit en grec. Le pied !! (Pour lui) Être en 6e à neuf ans, ce n'est pas facile pour notre petit/grand émotif.
Een Nederlands-Frans gezin, met een 'huisgemaakte' zoon en een zoon uit Thaïland. Une famille franco-néerlandaise, un fils 'fait maison' et un fils venu de Thaïlande.
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mercredi 4 mars 2015
dimanche 23 novembre 2014
Les galères arithmétiques
Le grand, en sixième à neuf ans et demi, a géométrie et arithmétique au programme. Chez moi, autrefois, ça s'appelait simplement des mathématiques. Ou, plus exacte Wiskunde, puisque c'était aux Pays-Bas. Au lycée il y avait wiskunde1 et wiskunde2. Je n'ai jamais fait le 2, puisque je ne comprenais déjà pas le 1, donc j'ignore la différence. Heureusement que l'on pouvait passer son bac sans choisir les maths, sinon je ne sais pas si je l'aurais eu. En France, je crois qu'on est obligé de faire les maths en terminale, mais il me semble qu'il est possible d'obtenir le Bac avec une note genre 4/20 pour une matière.
Bref, demain notre fils aîné a un contrôle d'arithmétiques, ce qui n'est pas sa matière forte. Donc, j'avais pensé qu'il serait bien qu'il fasse quelques exercices supplémentaires, question de se sentir en confiance lundi. La semaine dernière il avait fait son exercice à rendre avec papa, résultat : 20/20. Merci papa ! Papa est donc la personne désigné pour les devoirs de maths, pardon ariths. Pendant qu'il se penchaient sur les exercices, je trouvais déjà que le papa parlait et expliquait beaucoup, tandis que filston ne faisait qu'un petit calcul par ci par là. J'ai donc suggéré de le laisser chercher un peu la solution. Les calculs, il y arrive, c'est de trouver quel calcul il doit faire qui lui pose problème. Dernière exercice, le papa explique comment solutionner le problème de la piscine avec une équation. Filston n'ayant jamais vu ou fait d'équation. Résultat : un garçon complètement paniqué, des cahiers qui volent, un petit bateau de Légo qui se fracasse contre un mur, des 'je vais pas à l'école lundi' qui fusent. Bref, tout le contraire de l'objectif recherché ... Nous avons réussi à le calmer et le rassurer, mais j'ai compris que de faire expliquer les maths par un papa surdoué à son fils sensible et manquant de confiance en lui, n'est peut-être pas la meilleure stratégie. Hélas, va falloir que je me remette aux mathématiques ....
Bref, demain notre fils aîné a un contrôle d'arithmétiques, ce qui n'est pas sa matière forte. Donc, j'avais pensé qu'il serait bien qu'il fasse quelques exercices supplémentaires, question de se sentir en confiance lundi. La semaine dernière il avait fait son exercice à rendre avec papa, résultat : 20/20. Merci papa ! Papa est donc la personne désigné pour les devoirs de maths, pardon ariths. Pendant qu'il se penchaient sur les exercices, je trouvais déjà que le papa parlait et expliquait beaucoup, tandis que filston ne faisait qu'un petit calcul par ci par là. J'ai donc suggéré de le laisser chercher un peu la solution. Les calculs, il y arrive, c'est de trouver quel calcul il doit faire qui lui pose problème. Dernière exercice, le papa explique comment solutionner le problème de la piscine avec une équation. Filston n'ayant jamais vu ou fait d'équation. Résultat : un garçon complètement paniqué, des cahiers qui volent, un petit bateau de Légo qui se fracasse contre un mur, des 'je vais pas à l'école lundi' qui fusent. Bref, tout le contraire de l'objectif recherché ... Nous avons réussi à le calmer et le rassurer, mais j'ai compris que de faire expliquer les maths par un papa surdoué à son fils sensible et manquant de confiance en lui, n'est peut-être pas la meilleure stratégie. Hélas, va falloir que je me remette aux mathématiques ....
dimanche 7 septembre 2014
La Rentrée du grand
Pas facile, cette entrée en 6ème pour notre ainée ... Pas facile du tout. Il est plutôt anxieux de nature et a du mal à faire le premier pas vers d'autres enfants qu'il ne connaît pas. Alors, nouvelle école,nouveau fonctionnement, une classe où il ne connaît quasiment personne = méga stress. Au point où ça le bloque complètement, qu'il pleure, qu'il refuse d'y aller. Le premier jour, mercredi, j'ai eu du mal à le faire entrer. C'est grâce au gardien qu'il a fini par y aller. Il est vraiment super, fin psychologue, et il a su le mettre en confiance. Un peu. Comme ce jour là j'ai fini par être en larmes aussi, j'ai préféré envoyer le papa, moins émotif, au front les deux jours suivants. Hier mon grand garçon m'a avoué qu'il avait pleuré à l'école vendredi. D'après lui sans raison précise, juste submergé par l'angoisse. C'est vraiment très dur pour lui, avec son caractère, d'entrer au collège à neuf ans. Point de vue intelligence c'est très bien pour lui, il sera plus épanoui là bas, il va enfin apprendre à son rythme. Mais du point de vue émotionnel, il n'est pas mûr du tout. Heureusement que l'école sait bien prendre en compte les spécificités des enfants précoces et qu'il est dans une classe spécialisée, sinon il n'aurait pas pu aller au collège. Et il avait déjà tout appris au primaire, alors je ne sais pas ce que nous aurions fait. Il arrive, dans des cas comme ça, que l'enfant est déscolarisé et fait l'école à la maison. Pour nous, ça n'aurait pas été top. Seul lueur d'espoir, mon grand loulou me disait vendredi qu'il avait discuté avec un garçon de sa classe qui était encore plus petit de taille que lui et qu'ils avaient des points communs. On verra ce que ça donnera demain.
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