vendredi 14 novembre 2014

Ils sont fous ces Français !

Hier, nous avons révélé à notre petit Thaï un aspect de la société française jusqu'alors inconnu pour lui.  Nous lui avons raconté que les Français mangent des escargots ! Il ne voulait pas nous croire : 'haha zescargots se mange pas !' Il faisait une grimace dégoutée à l'idée et scrutait nos visages pour voir si on se moquait de lui ou si on était sérieux.  Si si, disait papa, qui adore les blagues, mais qui, cette fois-ci était sérieux, ça se mange et c'est même très bon. On te fera goûter. Sont fous ces Français !

mardi 11 novembre 2014

Comment le St Nicolas est devenu Père Noël !

Une visite de saint Nicolas



La nuit de Noël, dans toute la maison,
Nul être ne bougeait, pas même une souris ;
Les chaussettes pendaient, près de la cheminée,
Espérant la venue du bon Saint Nicolas ;

Les enfants se nichaient au creux des lits douillets,
Des rêves de bonbons dansaient dans leurs esprits ;
Maman sous son fichu, et moi sous mon bonnet,
Préparions nos cerveaux au long sommeil d'hiver,

Quand de notre pelouse monta un tel fracas
Que je sautai du lit voir ce qui se passait,
Volant à la fenêtre, aussi prompt que l'éclair,
Repoussant les volets, relevant le châssis.

La lune qui jouait sur la neige récente
Donnait à chaque objet le lustre de midi,
Quand à mes yeux ravis, devinez qui parut,
Un tout petit traîneau, huit rennes minuscules.

Un petit vieux gaillard les menait prestement,
Je reconnus saint Nick dès le premier moment.
Plus rapides que l'aigle bondissaient ses coursiers,
Il sifflait et criait, interpellant chacun :

Allez, Fougueux ! Danseur ! allez, Fringant ! Rusé !
Comète ! Cupidon ! vite, Elégant ! Éclair !
Sautez en haut du porche ! Et vite en haut du mur !
Galopez, galopez ! Filez à toute allure !

Comme les feuilles mortes que chasse l'ouragan
Rencontrant un obstacle, remontent vers le ciel,
En haut de la maison bondissaient les coursiers,
Leur traîneau plein de jouets, entraînant Nicolas.

Alors, en un éclair, j'entendis sur le toit
Piaffer allègrement chaque petit sabot.
Quand je rentrai la tête pour me retourner
Je vis saint Nick bondir hors de la cheminée.

Revêtu de fourrure de la tête aux pieds,
Son habit tout couvert de cendres et de suie,
Et un ballot de jouets jeté sur son épaule,
C'était un camelot prêt à ouvrir son sac.

Ses yeux, comme ils brillaient ! Ses pommettes joyeuses
Ses joues au teint fleuri et son nez en cerise !
Sa drôle de petite bouche tendue comme un arc,
La barbe à son menton, aussi blanche que neige ;

Il tenait une pipe serrée entre ses lèvres
Un cercle de fumée auréolait son front ;
Il avait large tête et petit ventre rond,
Qui tremblait à son rire, comme un bol de gelée.

Joufflu, dodu, tel un joyeux lutin :
Je ne pus m'empêcher de rire en le voyant ;
En un petit clin d'œil et un signe de tête,
Il m'assura bientôt que je ne craignais rien.

Sans prononcer un mot, il se mit à la tâche,
Et remplit tous les bas, puis se tourna soudain,
Un doigt le long du nez, pour un petit salut,
Avant de remonter dedans la cheminée.

Il reprit son traîneau, siffla son attelage,
Et tous s'évaporèrent, tels duvets d'un chardon,
Mais je l'entendis bien crier en s'éloignant :
JOYEUX NOËL À TOUS, ET À TOUS BONNE NUIT !

Poème de Clement Clarke Moor, 23 décembre 1823

Santa Claus

Hoe Sinterklaas Kerstman geworden is!

A Visit From Saint Nicholas



'Twas the night before Christmas, when all through the house
Not a creature was stirring, --not even a mouse;
The stockings were hung by the chimney with care,
In hopes that St. Nicholas soon would be there.

The children were nestled all snug in their beds,
While visions of sugar-plums danced in their heads;
And mamma in her 'kerchief, and I in my cap,
Had just settled down for a long winter's nap,

When out on the lawn there arose such a clatter,
I sprang from the bed to see what was the matter.
Away to the window I flew like a flash,
Tore open the shutters and threw up the sash.

The moon on the breast of the new-fallen snow
Gave the lustre of mid-day to objects below,
When, what to my wondering eyes should appear,
But a miniature sleigh, and eight tiny reindeer,

With a little old driver, so lively and quick,
I knew in a moment it must be St. Nick.
More rapid than eagles his coursers they came,
And he whistled, and shouted, and called them by name;

"Now, DASHER! now, DANCER! now, PRANCER and VIXEN!
On, COMET! on CUPID! on, DONDER and BLITZEN!
To the top of the porch! to the top of the wall!
Now dash away! dash away! dash away all!"

As dry leaves that before the wild hurricane fly,
When they meet with an obstacle, mount to the sky,
So up to the house-top the coursers they flew,
With the sleigh full of toys, and St. Nicholas too.

And then, in a twinkling, I heard on the roof
The prancing and pawing of each little hoof.
As I drew in my hand, and was turning around,
Down the chimney St. Nicholas came with a bound.

He was dressed all in fur, from his head to his foot,
And his clothes were all tarnished with ashes and soot;
A bundle of toys he had flung on his back,
And he looked like a peddler just opening his pack.

His eyes -- how they twinkled! his dimples how merry!
His cheeks were like roses, his nose like a cherry!
His droll little mouth was drawn up like a bow,
And the beard of his chin was as white as the snow;

The stump of a pipe he held tight in his teeth,
And the smoke it encircled his head like a wreath;
He had a broad face and a little round belly,
That shook, when he laughed like a bowlful of jelly.

He was chubby and plump, a right jolly old elf,
And I laughed when I saw him, in spite of myself;
A wink of his eye and a twist of his head,
Soon gave me to know I had nothing to dread;

He spoke not a word, but went straight to his work,
And filled all the stockings; then turned with a jerk,
And laying his finger aside of his nose,
And giving a nod, up the chimney he rose;

He sprang to his sleigh, to his team gave a whistle,
And away they all flew like the down of a thistle.
But I heard him exclaim, ere he drove out of sight,
"HAPPY CHRISTMAS TO ALL, AND TO ALL A GOOD-NIGHT."


Clement Clarke Moore 23 december 1823 

 Santa Claus

dimanche 9 novembre 2014

Sale ?

J'ai rarement vu un travail de mon grand garçon avec aussi peu de ratures et écrit avec autant de soin. 'Sale' ce contrôle ? Déduire un demi point de la note pour deux petites ratures ? J'ai demandé à fiston ce que les élèves sont censés faire en cas d'erreur : mettre du blanco, recommencer la feuille, avoir un stylo rouge qui s'efface ? Il n'en a aucune idée. Moi non plus. Je ne comprends pas les priorités de certains profs...

dimanche 2 novembre 2014

Logique !

Le petit loustique conjugue systématiquement les verbes à la 1ère personne du singulier avec le pronom 'moi'. Nous essayons de corriger cela, mais c'est encore difficile, le 'moi' a la peau dure.
- Maman, demain moi va à l'école ?
- Moi va ? Non, JE vais'
- Moi JE vais à l'école demain ?
C'est déjà mieux ! 

Cet après-midi c'était :
- Moi va demander cadeau de Père Noël un bateau pompiers ! Et ça, regarde Maman, le camion aussi! 
- Ah bon ? Je ne sais pas si le Père Noël peut apporter DEUX grands cadeaux...
- Mais oui ! Père Noël a DEUX mains ! 

Maman à court d'arguments !

jeudi 30 octobre 2014

La Fête de Frères

Il y a un an (déjà !) nous avons serré notre petit garçon dans nos bras pour la première fois. Nous avions amené à notre hôtel à Bangkok un garçon qui avait plutôt peur, mais que nous avions réussi à mettre vite à l'aise et en confiance. Depuis deux semaines je pense très souvent au bouleversement dans nos vies, de nous quatre, il y a un an. Les préparatifs du voyage, notre arrivée à Bangkok, l'odeur de la ville, la nourriture, les visites et dernières courses, LE moment de la rencontre, nos premiers repas à quatre. Les premiers jeux à la piscine. Les premières sorties. Les premières rigolades. Les premiers câlins. Quel chance nous avons eu que, après deux ans et demi de procédures et cinq ans d'attente, nous avons quand même pu avoir ce petit gars !!

Nous avons bien fêté cet heureux événement que j'ai décidé d'appeler la Fête de Frères. Je suis allée voir à Paris, avec mes deux garçons, un spectacle de magie. Un bon choix, les deux ont aimé. Le soir nous sommes allés, avec le papa, au restaurant thaï près de chez nous. C'était la journée parfaite : personne n'était fatigué, pas d'énervement. La joie ! Des frères, ils le sont vite devenus. Ils ont des caractères assez différents, plutôt introverti et cérébral pour l'aîné, résolument extroverti et assez sportif pour le petit. Point commun : tous les deux bornés ! Ils se chamaillent bien sûr de temps à autre, mais ils aiment se taquiner, ils se défendent et ils pensent à l'autre. De vrais frères !

Vous savez ce qui est bizarre ? Je n'ai jamais eu la nostalgie de mon pays, les Pays-Bas. Mais depuis un an j'ai de temps à autre la nostalgie de la Thaïlande... Je suis certaine d'y retourner un jour. En adoptant notre petit deuxième, nous avons aussi adopté un peu son pays de naissance.

dimanche 19 octobre 2014

Les mots croisés à sa façon

Maman aime bien (de temps à autre) faire le Sudoku dans Le Monde. Notre petit réclame alors 'moi aussi' et a droit à sa grille. Qu'il remplit à sa façon. Pas mal après même pas un an de maternelle ! Est-ce un hasard ou la superstition, ce 13 qui manque ?