vendredi 30 janvier 2015

La régression

Cette semaine, mes deux loulous ont eu leur moment de régression, chacun à sa manière. C'est le plus petit qui a commencé. Il a voulu jouer avec moi à un de ses jeux préférés, une variante de cache-cache. C'est lui qui se cache, presque toujours au même endroit : sous sa couette. Je dois alors faire semblant de ne pas le trouver et - c'est le plus important ! - pleurer son absence. En général je m'effondre délicatement sur lui, fait semblant de sangloter et Coucou !, le voilà & Maman est toute heureuse. Et ça se termine en séance de bisous ou de chatouilles, selon l'humeur.

Cette fois-ci par contre, il a voulu le refaire, avec une variante.
- Maman, toi tu es comme ça !
Il me montre comment je dois me mettre sur son lit : à quatre pattes avec le dos rond. Il se met sous la couette, sous mon ventre, me regarde et me dit :
- Et moi, je va être né !
Je le 'couve' bien serré sous mon ventre, il bouge.
- Oh, mais qu'est-ce qu'il y a dans mon ventre ? Ça bouge ! Qu'est-ce que c'est ?
Après une minute il sort 'par surprise' de sous la couette.
- Oh, mais c'est un petit C. qui vient de naître ! (bisous, bisous, bien sûr)
Nous l'avons refait trois fois, mais là il sortait d'un œuf, couvé par Maman, à grand 'crac crac' !

Le grand avait également besoin d'être petit, en début de semaine. Il était un peu malade et je sentais qu'il avait vraiment besoin de rester à la maison. Pas spécialement à cause du gros rhume, plus pour se faire chouchouter par sa môman. Pas facile d'être au collège à 9 ans et demi. Au niveau travail scolaire il s'en sort très bien, au niveau social c'est pas mal non plus, mais émotionnellement c'est dur pour lui. Le matin il en avait donc bien profité. L'après-midi je devais travailler un peu. Je travaille à mon compte et mon bureau se trouve près de ce que nous appelons pompeusement 'la salle de jeux'. Et ce petit/grand collégien se met à jouer avec les Duplo que son petit frère n'avait pas rangé ! Il a inventé toute une histoire avec les Duplo et la dînette autour d'un repas servi à un roi.
- Maman, je rejoue au Duplo comme dans ma jeunesse !
J'espère que tu n'en es pas encore sorti mon fils ...


dimanche 11 janvier 2015

Notre petit Charlie

Jeudi soir, notre loulou était allé à la garderie après l'école. Quand je suis venu le chercher vers 17h, le petit portail était fermé à cause du plan Vigipirate. 'Pourquoi c'est fermé là, Maman ?' J'hésite, puis décide de quand même lui parler, version soft, de ce qui s'était passé la veille.
- Ben, il y a eu des méchants qui ont fait de grosses bêtises et on n'a pas envie qu'ils viennent dans l'école, alors ils ont fermé ce portail.
- Des voleurs ? Faut, faut appeler la police !!
- Non, pas des voleurs, ils n'ont pas volé. Ils ont fait une plus grande bêtise, ils ont tué des gens. Et la police le sait, ils sont en train de chercher les méchants.
- Tué ? Sont morts ?
- Oui, les personnes sont mortes...
- Oh, N'a-Pas-le-Droit !! Moi, ye va le dire à la police et après la police il va vien et après va les mettre dans la cage (il dit 'cage' pour la prison) ! N'a pas le droit de faire des bêtises comme ça!

Le lendemain, vendredi, en allant à l'école :
- Maman, police a trouvé méchants ? Police a mis les méchants dans la cage ?
- Non, ils les cherchent, ils ne les ont pas encore trouvée. Il y a beaucoup de policiers qui les cherchent.
- Moi y'a un police aussi, dans ma chambre !
- Tu veux dire tes policiers Lego et Playmobil ?
- Oui ! Moi ye peux prêter !

Avis au GIGN et BRI : si besoin dans le cadre de la lutte anti-terroriste, il y a des renforts à votre disposition dans la chambre d'un petit garçon de 5 ans et demi ! Voiture de police avec gyrophare, possibilité de mettre à votre disposition un camion de pompiers (plus ou moins équipé, ça dépend des jours). Si nécessaire, également possibilité de faire appel à une armée de pirates avec bateau.

Comme ça chantonne souvent chez nous : Playmobil, en avant les idées !


 

dimanche 30 novembre 2014

Le paradis

Aahh, le paradis thaïlandais de la cuisine de rue ... que de souvenirs qui m'ont fait monter l'eau dans la bouche en lisant cet article dans Le Monde. Que c'était bon !!! Et nous n'avons jamais été malade. Les dames sortaient la viande d'une glacière et préparaient le plat devant nous. Ca me manque !
Et le fameux kin khao, que nous disions à notre petit pour lui dire que nous allions manger. Yew khao il nous disait quand il avait faim. Ca semble loin maintenant.

jeudi 27 novembre 2014

Le rendez-vous à l'ambassade

La semaine dernière nous avions rendez-vous à l'ambassade royale de Thaïlande avec notre petit loulou. J'y ai été très souvent pour faire légaliser des papiers pour le dossier qui nous a mené vers lui. Nous lui avions expliqué ce que nous allions y faire : parler avec une dame qui allait nous donner un papier important pour que nous soyons son papa et sa maman pour la vie. Il était content à l'idée de prendre le RER et le métro et de revoir la Tour Eiffel. Il ne voulait pas mettre les jolis vêtements que j'avais prévus, mais était tout de même d'accord de mettre une chemise. Je lui ai fait choisir entre trois chemises et il a choisi celle qu'il avait sur lui quand nous l'avions serré dans nos bras pour la première fois ! Je ne pense pas qu'il s'en souvienne, mais ça m'a fait plaisir.

La grande salle de l'ambassade, où les Thaïs viennent renouveler leur passeport, les Français demander un visa et les adoptants faire légaliser leurs papiers d'adoption, avait bien changé. Partis les canapés avec table basse, pour laisser la place à un grand nombre de chaises blanches. Bien utile vu le grand nombre de personnes qui attendait. Beaucoup plus de monde qu'avant ! La dame de l'accueil distribuait des petits numéros, il n'y avait pas ça avant. Cette dame ne répondait pas au téléphone, qui ne sonnait d'ailleurs même pas. Coupé ? Pas étonnant que j'avais eu tant de mal à prendre ce rendez-vous !! Le portrait du roi et de la reine de Thaïlande était encore là, je l'ai montré à petit loulou et expliqué qui ils sont. 

Après dix minutes d'attente - nous étions en avance - la dame est arrivé. Elle était très gentille, mais notre petit ne voulait quand même pas se joindre à nous et avait décidé de faire son timide dans un autre coin du bureau. Hélas pour lui, papa est venu le récupérer et sous la menace des redoutables chatouilles de papa il s'est quand même installé sur la chaise entre nous deux, en face de la dame. Il a fini par lui donner le dessin qu'il avait fait pour elle. Mais d'abord il a encore gribouillé beaucoup de lettres dessus. Ben oui, papa et maman ont posé leurs signatures sur un tas de papiers, donc lui aussi. Il n'y avait qu'un seul papier sur lequel il avait le droit de montrer qu'il sait écrire son prénom. Il y a écrit son nouveau prénom. L'ancien, qu'il gardera en deuxième, il le boude pour l'instant. Sur deux autres papiers il devait mettre l'empreinte de son pouce. Ca l'a bien amusé. 

La dame ne nous a pas posé beaucoup de questions. Aux parents elle a demandé combien de temps on avait attendu (5 ans), au petit dans quelle classe il est (grande 'session' !). Pas de questions embarrassantes sur la cuisine de maman!! Elle nous a bien expliqué comment ça se passe pour sa nationalité thaïlandaise. C'est plus compliqué que le simple 'l'enfant perdra sa nationalité d'origine' que mentionne le site internet de l'AFA ! Elle nous a aussi expliqué comment il pourra obtenir à nouveau un passeport thaï quand il sera grand, s'il le désire. Pour finir elle nous a expliqué comment obtenir un des papiers que le tribunal nous demande pour le dossier de l'adoption plénière. Pour cela nous devons envoyer une copie de l'enregistrement définitif de l'adoption, que nous venions de recevoir, à l'AFA. Une fois de plus, ce sont les thaïs qui nous expliquent les procédures françaises, ce n'est pas l'AFA qui nous avait mis au courant ! Je vais encore devoir retourner à l'ambassade, car pour le dossier du tribunal, nous devons faire légaliser par l'ambassade certains documents que nous avions reçu à Bangkok, le ´To whom it may concern' et le 'Agreement', il me semble. J'espère pouvoir le faire la semaine prochaine, car je suis complètement débordée par le travail en ce moment. Compliqué cet énième dossier à constituer ? Meuh non, juste un dossier de plus ! Mais j'aimerais bien que ce soit le dernier. J'aurais dû compter le nombre de pages de papier utilisé depuis 2006 pour l'adoption de notre deuxième. Sans exagérer, ça ferait une bonne ramette ! 

Conversation dans le bain

Maman, après le bain je vas faire l'iPad ! Maman va faire à manger et puis quand c'est cuick, je vas viens tout de suite. Maman, dans cuick, on entend le son A !

Il a fait énormément de progrès en français, mais ne métrise pas encore tout !

dimanche 23 novembre 2014

Les galères arithmétiques

Le grand, en sixième à neuf ans et demi, a géométrie et arithmétique au programme. Chez moi, autrefois, ça s'appelait simplement des mathématiques. Ou, plus exacte Wiskunde, puisque c'était aux Pays-Bas. Au lycée il y avait wiskunde1 et wiskunde2. Je n'ai jamais fait le 2, puisque je ne comprenais déjà pas le 1, donc j'ignore la différence. Heureusement que l'on pouvait passer son bac sans choisir les maths, sinon je ne sais pas si je l'aurais eu. En France, je crois qu'on est obligé de faire les maths en terminale, mais il me semble qu'il est possible d'obtenir le Bac avec une note genre 4/20 pour une matière.

Bref, demain notre fils aîné a un contrôle d'arithmétiques, ce qui n'est pas sa matière forte. Donc, j'avais pensé qu'il serait bien qu'il fasse quelques exercices supplémentaires, question de se sentir en confiance lundi. La semaine dernière il avait fait son exercice à rendre avec papa, résultat : 20/20. Merci papa ! Papa est donc la personne désigné pour les devoirs de maths, pardon ariths. Pendant qu'il se penchaient sur les exercices, je trouvais déjà que le papa parlait et expliquait beaucoup, tandis que filston ne faisait qu'un petit calcul par ci par là. J'ai donc suggéré de le laisser chercher un peu la solution. Les calculs, il y arrive, c'est de trouver quel calcul il doit faire qui lui pose problème. Dernière exercice, le papa explique comment solutionner le problème de la piscine avec une équation. Filston n'ayant jamais vu ou fait d'équation. Résultat : un garçon complètement paniqué, des cahiers qui volent, un petit bateau de Légo qui se fracasse contre un mur, des 'je vais pas à l'école lundi' qui fusent. Bref, tout le contraire de l'objectif recherché ... Nous avons réussi à le calmer et le rassurer, mais j'ai compris que de faire expliquer les maths par un papa surdoué à son fils sensible et manquant de confiance en lui, n'est peut-être pas la meilleure stratégie. Hélas, va falloir que je me remette aux mathématiques ....